13 octobre 2026 · 2 min de lecture

IA & vous : ce que 357 personnes ont répondu

Il y a trois semaines, je vous ai proposé un test de quatre minutes pour savoir quelle place l'IA occupe dans vos journées, et quelle prise elle a sur vous. 357 personnes l'ont fait. Voici ce qu'elles ont répondu, avec les précautions qui vont avec.

IA & vous : ce que 357 personnes ont répondu
Tout est parti d'une question posée par une lectrice dans le groupe des abonnés Premium : « Où est-ce que je me situe ? ». Le test « IA & vous : outil, habitude ou dépendance ? » tient en seize affirmations et deux mesures sur 24 : la place que l'IA prend dans votre vie, et la dépendance qu'elle installe. Le croisement des deux donne quatre profils. Aucun n'est meilleur qu'un autre.
Du 20 septembre au 12 octobre 2026, 357 personnes sont allées au bout.
Premier constat : l'IA reste un outil. 64 % des répondants tombent dans le profil « L'outil » : une place modérée, une dépendance faible. 23 % sont des « copilotes » : l'IA prend beaucoup de place, sans tenir les rênes. 12 % se reconnaissent dans « La présence », où la place et la dépendance sont fortes toutes les deux. Et 1 % seulement dans « L'attachement discret ».Ce dernier chiffre est peut-être le plus intéressant. Le test permettait de décrire une dépendance installée sans que l'IA occupe beaucoup de place. Presque personne n'y est. Sur les 47 personnes dont la dépendance dépasse le seuil, 43 ont aussi une place élevée. Autrement dit, la dépendance ne vient presque jamais seule : elle arrive quand l'IA a déjà pris beaucoup de terrain. C'est une bonne nouvelle, parce que la place, elle, se voit. On peut la mesurer, en parler, la réduire.
Deuxième constat : la place précède la dépendance. Chez trois répondants sur quatre, la place dépasse la dépendance. En moyenne, la place est à 9,1 sur 24, la dépendance à 5,9. Une personne sur sept a une dépendance à zéro. Même chez les copilotes, qui utilisent beaucoup l'IA (14,8 sur 24 en moyenne), la dépendance reste deux fois plus basse (7,6). Utiliser beaucoup ne veut pas dire ne plus savoir faire sans.
Troisième constat : une personne sur huit est dans « La présence ». Là, les deux mesures sont hautes : 17,5 pour la place, 14,9 pour la dépendance. Ce n'est pas un diagnostic, et ce n'est pas une faute. C'est un signal à regarder en face, sans culpabilité.
La page du test propose trois gestes concrets pour chaque profil, et rappelle vers qui se tourner si le sujet pèse.
Ce que ces chiffres ne disent pas. Ce baromètre n'est pas une étude représentative. Les répondants ont choisi de faire le test, et plus de la moitié sont arrivés par un lien partagé de proche en proche, les autres par la Lettre du lundi et le magazine.Les réponses sont déclaratives. Le compteur ne garde que le profil, les deux scores et l'origine du lien : ni nom, ni adresse, ni cookie. Les profils restent pourtant assez stables d'une porte d'entrée à l'autre : L'outil va de 62 % à 73 % selon que l'on est arrivé par un proche, par le magazine ou par la Lettre.
Vous ne l'avez pas encore fait ? Le test prend quatre minutes, il est gratuit et votre résultat s'affiche tout de suite, sans adresse email.
Et si vous l'avez fait, notez-vous de le refaire dans trois mois : c'est là que la comparaison devient intéressante.

Morgane Soulier

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